Communiquer avec mon enfant: 5 alternatives au « NON »

La première bougie approche et même s’il ne marche pas encore, l’enfant est déjà très créatif : tous les moyens sont bons pour explorer ! Il commence à filer à toute vitesse dans les recoins les plus improbables de la maison (et c’est en général lui qui retrouve ce pot de vernis perdu il y a 3 mois). Un univers de possible s’ouvre à lui. Et tant mieux ! Une délicieuse période s’annonce aussi pour les parents… Celle du « non ». Ô joie.

La phase d’opposition… des parents !

Hé oui, on évoque souvent la période du « non » de l’enfant, celle où il s’affirme. Mais en y réfléchissant bien, nous – parents – adoptons rapidement la même posture : « Non, pas par là ! Non, ne mets pas ça en bouche ! Non, pas les clés dans la machine ! ». Bref, on se frustre mutuellement à longueur de journée… Très vite, ça nous a usé.

Comment donc trouver une alternative au « non » à tout bout de champ?

Voici le point de départ de notre stratégie : comme le petit enfant est dans un mimétisme constant, il reproduit absolument tout ce qu’il voit et entend. D’où l’importance d’être un modèle irréprochable. Aussi, inutile d’apprendre à votre enfant à dire « merci » si vous-même le remerciez quand il vous tend un objet… Partant de là, on s’est dit qu’on allait bannir le « non » de la maison. En disant « oui ». Autant que faire se peut.

Les 5 parades

Avant toute chose, un peu de bon sens : quand l’enfant commence à gambader, il devient urgent d’aménager l’environnement. Nous ne sommes pas partisans des barrières de sécurité et autres dispositifs à tout va mais par contre, laisser la déco fragile à portée de petites menottes, on évite. Evidemment. Une petite réorganisation de la bibliothèque ou des armoires accessibles peut s’avérer utile pour la sérénité de tous : OK pour nous s’il veut jouer avec les casseroles mais les épices et les verres sont remontés d’un tiroir. Pas de stress donc s’il trifouille dans les placards !

Ensuite, au quotidien, nous pratiquons différentes choses :

1 / La formulation positive

Avez-vous déjà remarqué que quand on dit à un enfant « Non, on ne monte pas l’escalier », il le fera d’office ? Comme si on vous disait de ne pas penser à un gâteau au chocolat, vous pensez à quoi ? Très simplement, le cerveau imprime mal la négation, voire pas du tout quand il est immature (très jeune). L’enfant retiendra donc « monte / escalier ». Et il le fera en vous regardant droit dans les yeux pour être sûr d’avoir bien compris la consigne. Mieux vaut formuler : « L’escalier, on reste en bas ». Ou s’il monte quand-même : « Oui, c’est bien cela que je te demande d’arrêter. Reste en bas ».  Au début, on doit réfléchir à tout ce qu’on dit et on a un peu l’impression de se transformer en robot. Mais c’est diablement efficace ! En 2 jours, il ne montait plus les escaliers…

2/ Le « Oui. Mais d’abord… »

Dans la même optique, on esquive par un OUI : « Je veux un gâteau. Oui, je vais te donner un gâteau mais d’abord, tu manges ta compote. » Et on tient parole. Sinon, la parade ne fonctionnera pas longtemps… 😉

3 / Le « Stop »

Le recours au STOP offre aussi une alternative sympa et rapide quand on est en rue et qu’on a pas le temps d’épiloguer. D’ailleurs, aujourd’hui quand je fais quelque chose qui le dérange (genre le shampouinage), mon fils me dit : « STOP, stop maman ». Ça me fait sourire évidement, il applique notre mode de communication !

4 / Les règles plutôt que les interdits 

Ce que notre fils adore par dessus tout, ce sont les règles et les principes. Globalement, les enfants détestent les interdictions mais les règles, c’est génial : « Les chaussures bleues, c’est quand il pleut. Pour changer la couche, on se couche. D’abord on s’habille et puis, on mange une galette de riz. » Par contre, il faut s’y tenir. Si on met le pull avant le pantalon d’habitude, il me fera remarquer que je me trompe si je fais l’inverse et que c’est pas la règle ahaha !

5 / La diversion

Jusqu’à environ 4 ans parait-il, la diversion c’est imparable! Quand il est braqué sur quelque chose au point d’être hermétique à tout ce qui précède, la diversion, ça marche à tous les coups (et en plus, c’est drôle). « Bah, il est où ton escargot ? Et ton bobo, tu as encore mal ? » Pliée l’histoire.

Et vous, c’est quoi votre parade ?

3 commentaires sur “Communiquer avec mon enfant: 5 alternatives au « NON »

  1. Comme je nous retrouve dans cet article !
    On avait nous aussi essayé de remplacer « non » par « stop », mais sans réussir à s’y tenir… Le non vient tellement plus facilement !
    Essais aussi pour le oui, surtout en mode « Oui, c’est ça qu’on te demande de ne pas faire, tu as bien compris ! » Et l’abolition de la négation dans les consignes… Une vraie gymnastique, mais ça vient naturellement quand on automatise.
    Bref, on a les mêmes lectures, je pense ! 😉
    Par contre je trouve que ça se corse drôlement quand on arrive à la fameuse phase d’opposition (+ arrivée de la petite sœur dans quelques mois). Et là… faut être sacrément accroché pour rester en mode communication non violente ! Parce que tout ça demande beaucoup d’énergie et de remise en question systématique.

    1. Coucou mon Ambrion,
      He oui, nous sommes des gymnastes de la parentalité ! Avec en trame de fond, la CNV évidemment et l’écoute active (pas le plus simple avec nos vies de folie, tu l’as dit) !
      Je t’embrasse,
      Mélanie

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